Mercredi 13 mai 2009
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Degemer mat !
Ici, c'est à vous de donner votre avis sur un livre, un auteur, un sujet, qui vous a plu ou marqué !
une suggestion, un commentaire plus général,... en rapport avec la Breizh, bien sûr. Toutes les idées de lecture sont les bienvenues, surtout avec ces grandes vacances qui arrivent !
Par marilen
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Mercredi 29 avril 2009
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Théodore Hersart de. (1815 à Quimperlé - 1895 à Quimperlé)
Dernir d'une fratrie de huit enfants, il apprend le breton auprès des enfants de son âge et de sa mère qui semble en avoir quelques connaissances. Il étudie au collège jésuite d'Auray
puis à Rennes, et part à Paris pour l'école des Chartes. Il rencontre dans cette ville Jean-François Le Gonidec, véritable rénovateur de la langue bretonne, qui étudie avec lui les chants et l'aide
à maîtriser son breton écrit.
En 1839, il publie à 24 ans le fameux
Barzaz Breiz, recueil de chants bretons collectés dans toute la Bretagne.
En 1857, il publie à titre posthume le Dictionnaire français-breton de son ami Le Gonidec, en le faisant précéder d'un Essai sur l'avenir de la langue bretonne. Ils promouvoient
une orthographe nouvelle débarassée des conventions françaises et cherchent à remplacer les termes français par des mots issus de racines bretonnes et galloises.
En 1858, il devient membre de l'Académie des inscriptions et belles-lettres. En 1867, au congré de l'Académie, un de ses disciples, François-Marie Luzel, l'attaque sur l'exactitude de des textes de
son recueil. La Villemarqué ne répond pas, mais laisse entendre plus tard qu'il a "arrangé" ses textes.
L'étude de ses carnets a montré qu'il avait bien basé ses recueils sur des textes collectés, mais qu'il reconstituait un certain nombre de chants de son propre chef. Je pense que
ça n'a pas grande importance dans la mesure où des chants traditionnels peuvent parfaitement être modifiés ou complétés, si c'est fait par un Breton... C'est un énorme travail qu'il a accompli,
comme beaucoup de collecteurs qui ont sauvé de nombreux chants ou contes de l'oubli (Hélias lui-même a passé une grande partie de son temps à collecter de nombreux contes), et l'influence
considérable qu'il a eu en France comme à l'étranger est bien méritée...
Par marilen
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Samedi 11 avril 2009
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(1890 Fougères - 1978 Paris)
Fils de cordonnier, il doit quitter l'école et s'engager à 14 ans dans une usine de galoches, tout en continuant d'étudier après son travail. Il obient ainsi l'agrégation, qui
lui permet d'accéder à l'enseignement secondaire. Il est officier d'infanterie pendant la Première Guerre mondiale, puis devient professeur de Khâgne à Paris. Il se consacre par aileurs à la
critiue littéraire et à l'écriture de nombreux ouvrages, dans lesquels il fait preuve d'un humanisme original.
En 1927, il signe avec d'autres écrivains la pétition contre la loi sur l'organisation générale de la nation pour le temps de guerre, qui abrogeait toute indépendance
intellectuelle et toute liberté d'opinion. Cette pétiton paraît dans la revue
Europe, dont il devient le directeur de 1929 à 1936, puis il fonde l'hebdomadaire
Vendredi. Il
rejoint la résistance pendant la Seconde Guerre mondiale, et continue clandestinement à écrire sous le pseudonyme de Cévennes.
En 1962, il est élu à l'Académie française. A sa mort, ce sera Alain Decaux qui sera élu à son siège.
quelques oeuvres :
Caliban parle,
Changer la vie (autobiographie), L'
Evangile éternel,
Jean-Jacques en marge des Confessions,
Jean-Jascques, roman
et vérité,
La Foi difficile,
Jean-Jacques, histoire d'une conscience,
Caliban et Prospero,
Journal des années noires, 1940-1944,
Carnets du
vieil écrivain,.........
Par marilen
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Lundi 30 mars 2009
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16:43
de Louis Guilloux (1899 Saint-Brieuc - 1980 Saint-Brieuc), publié en 1949.
C'est une longue chronique qui raconte l'histoire de Saint-Brieuc de façon particulièrement inventive. Le récit est constitué du journal du narrateur qui rapporte les événements
contemporains mais aussi les souvenirs du passé, récent ou lointain. Ainsi revivent près de cent ans à travers une foule de personnages. Plusieurs des héros se retrouvent dans Le Sang noir
et Le pain des rêves.
Autres oeuvres majeures :
Le Sang noir :
En 1917, la ville ressent tous les soubresauts du front : les familles frappées par la mort des leurs, l'arrivée des blessés et mutilés, les soldats en permission puis renvoyés
au combat, les mutineries et les répressions qui suivent. Se superpose la vie quotidienne de la ville, avec ses mesquineries, ses conflits familiaux, ses rivalités professionnelles.
Ce roman fut adapté par Guilloux lui-même pour le théâtre sous le titre de Cripure (le personnage principal), et la pièce fut montée en 1967 par Marcel Maréchal.
Le Pain des rêves :
L'auteur retranscrit ici ses souvenirs d'enfance : les conditions matérielles d'une famille pauvre, logée misérablement dans un quartier mal famé, mais aussi le regard d'un
enfant sensible à la chaleur du foyer, à la générosité et au courage du grand-père qui fait vivre les siens par son travail acharné, les joies des spectacles de rue, la découverte de
l'école,...
Il a été couronné par le Prix Populiste.
La Maison du peuple :
Premier roman de Louis Guilloux, il s'inspire de son enfance pour évoquer les luttes des artisans et ouvriers au début du XXe siècle pour obtenir plus de justice sociale. Pour
accéder à la culture, pour être libre, ils entreprennent de construire eux-même une "maison du peuple". La déclaration de guerre de 1914 fera avorter leur projet.
Dans ce bref roman, on trouve déjà les thèmes qui parcourront l'oeuvre de Guilloux : le droit pour chacun à la dignité, son horreur de l'injustice, dégoût de la trahison, mais
aussi sa tendresse et son admiration pour le courage et la ténacité des femmes dans les situations douloureuses.
Par marilen
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Samedi 28 mars 2009
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16:21
Par Hen
ri Quéffélec, paru en 1944.
Sous l'Ancien Régime, une poignée de familles de pêcheurs vivent sur l'île. L'évêque ne se donne plus la peine
d'envoyer d'aumonier tant les candidats sont rares. Thomas Gourvennec, simple pêcheur et sacristain, décide de prendre en charge les âmes à la dérive. Il se heurtera à ces hommes et ces femmes pris
en étau par ces rochers... Certaines nuits, des hommes se retrouvent en bas des falaises, des fermes brûlent, les épaves sont pillées. Au village, on suit les processions des enterrements et on
voit défiler les histoires de femmes, d'enfants en sabot, d'amour, de jalousie, de religion, de grandes tempêtes.
Thomas Gourvennec arbitrera cette lutte entre Dieu et les hommes, entre la religion et le crime, et tentera, afin que l'île ne sombre pas dans la folie, d'enchaîner ces êtres les
uns aux autres à travers des habitudes chrétiennes communes.
Ce roman a été porté à l'écran en 1950 par Jean Delannoy sous le titre Dieu a besoin des hommes.
Je trouve que les livres d'Henri Quéffélec sur la Bretagne nous décriventun univers totalement inconnu, celui des îles bretonnes isolées et loin de tout, qui nous tient en haleine de
début à la fin simplement par ce monde facinant qu'il dépeind. Le quotidien sur les îles est décrit de façon réaliste, même si on ne peut pas en vérifier la véracité.
Les autre romans de Quéffélec sur les îles bretonnes sont : Un Homme d'Ouessant, Le Phare (qui raconte la construction de La Jument), Ils Etaient six
marins de Groix, La Mouette et la Croix.
Par marilen
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